” En un an, j’ai reçu 250 mails de propositions commerciales du provenance du Bénin, seuls trois sont effectivement sérieux”. Ce coup de gueule vient de Olivier Willocx, administrateur directeur général de la chambre de commerce et d’industrie de Bruxelles actuellement en séjour au Bénin avec un groupe d’hommes d’affaires belges. C’était en réaction aux plaintes des chefs d’entreprises béninoises qui éprouvent aujourd’hui d’énormes difficultés à obtenir le visa Shengen pour aller faire les affaires en Belgique. Pour M Willocx, si la Belgique est “n’est pas souple” avec le Bénin, c’est parce que depuis quelques années, des individus malintentionnés, sous le couvert d’entreprises fictives, arnaquent les chefs d’entreprises belges via Internet. De sorte qu’aujourd’hui, les services diplomatiques sont obligés d’opérer des tris sévères qui pénalisent malheureusement des opérateurs économiques sérieux. ” Très peu de Béninois se livrent à ces actes criminels”, se défend Jean Claude Aklogan, secrétaire élu de la chambre de commerce du Bénin, qui est de surcroît promoteur d’un cybercafé. Selon lui, 99% des cyber-criminels qui opèrent au Bénin sont de nationalité nigériane. ” Dans mon cyber, tu vois ces messieurs passer toute la journée à envoyer des faux dossiers par internet. Ils falsifient même les signatures des responsables politico-administratifs”, confie-t-il avant de déplorer que ce soit le Bénin qui paie malheureusement les pots cassés. Mais notre police est-elle formée pour traquer ces malfrats du net ? C’est la grande question.
Gnona A.