Traçabilité de l’ananas béninois: Veritas à la rescousse
Posté par gnona le 07 Fri, 06 Jul 2007 12:46:18 +000018 23, 2007
![]()
![]()
![]()
L’ananas béninois va bientôt retrouver le chemin des exportations à la faveur de l’intervention du bureau Veritas qui propose ses services aux producteurs et exportateurs béninois.
Les difficultés d’exportation de l’ananas béninois sont en passe de trouver une solution, grâce à l’appui probable que le bureau Veritas, connu au Bénin sous le nom de Bivac International, apportera aux producteurs/exportateurs en matière de contrôle de la qualité et de leur accompagnement dans le processus de certification aux normes internationales. En tout cas, les producteurs et exportateurs en ont émis le vœu hier à l’issue d’un échange avec les responsables du bureau Véritas sur l’expérience des producteurs ivoiriens et ghanéens en matière d’exportation de l’ananas. A travers un exposé qui a retracé tout le processus de démarche qualité qu’empruntent les producteurs, Mamadou Baro, expert en ananas du Bureau Veritas en Côte d’Ivoire a expliqué aux producteurs et exportateurs béninois les clés de succès de la production d’ananas dans ces deux pays.
Selon Monsieur Baro, le respect des directives de Bruxelles constitue le minimum exigé aux exportateurs qui entendent positionner leurs produits sur le marché européen. ‘’ Le marché international est très exigeant surtout lorsqu’il s’agit des fruits et légumes. Lorsque sur une cargaison de mangues, une seule mangue contient une larve de mouche, toute la cargaison est détruite’’ informe-t-il pour montrer le niveau d’exigence du marché en matière de qualité. Il y a trois niveaux de contrôle de la qualité de l’ananas exporté : le contrôle de la palette, le contrôle externe du fruit et le contrôle interne du fruit.
Pour Monsieur Baro, la mise en place d’un dispositif de traçabilité en Côte d’Ivoire et au Ghana a été une gageure, la grande masse des exploitants étant constituée de petits producteurs. ‘’ Si les autres ont pu réussir, pourquoi pas le Bénin ?’’, s’interroge-t-il optismiste . Au niveau de la Côte d’Ivoire, il existe aujourd’hui une norme ivoirienne, une sorte de référentiel de contrôle de qualité du champ jusqu’au quai fruitier. La labellisation de l’ananas ivoirien a été le fruit d’une synergie entre la volonté politique et une organisation solide des producteurs pour défendre l’intérêt commun, a explique Mamadou Baro.
Le souhait des producteurs/exportateurs
« Nous devons faire en sorte que le bureau Véritas nous appuie au Bénin », ont plaidé les producteurs et exportateurs béninois qui ont demandé l’appui de l’Etat pour la mise en place d’un partenariat avec ce cabinet de contrôle. Cette préoccupation est partagée par la délégation de l’Union européenne au Bénin qui propose la mise en place d’un système qualité indépendant. ‘’ L’acheteur ne connaît pas forcément les structures de contrôle de qualité de l’Etat béninois, mais quand un cabinet international comme Véritas vous contrôle, il est rassuré’’, soutient le chargé du PIP (Programme Initiative Pesticides) au niveau de l’Union européenne à Cotonou.
Ce panel initié par l’Adex (Association de développement des exportations) est d’autant plus important que le Bénin envisage à partir de 2008 l’exportation de son ananas par voie maritime. Jusqu’à présent, à peine 1,4 % de la production de l’ananas est écoulée, par voie aérienne sur le marché international.
Et la situation est devenu encore plus critique depuis l’entrée en vigueur Les nouvelles directives normalement en vigueur, le 1er janvier 2005, des nouvelles directives de l’Union européenne sur la limitation maximale des résidus de pesticides sur et dans les fruits et légumes. Aujourd’hui, l’accès au marché européen est conditionné par l’installation d’un laboratoire agréé.
Mais en matière de traçabilité, le Bénin a déjà fournis quelques efforts. En 2006, l’Adex avait formé plus de 210 producteurs d’ananas sur les itinéraires techniques et des bonnes pratiques en matière de production de l’ananas. L’intervention probable du bureau Véritas viendra renforcer les capacités des producteurs et exportateurs afin que l’ananas béninois se positionne autant, sinon plus la Côte d’Ivoire et le Ghana sur le marché international.
Gnona